Quelles sont les 10 soft skills du futur ?

Par le 7 octobre 2019

La liste des soft skills les plus prisées dans le futur varient selon les sources et les études. Certains experts parlent même de smart skills, tant ces compétences sont utiles pour évoluer dans la complexité du monde professionnel au XXIème siècle. Il se dégage cependant des tendances communes. Plutôt qu’une longue énumération, concentrons-nous sur trois thématiques phares.

La capacité à évoluer dans un contexte incertain

L’agilité

Cette compétence douce est et sera de plus en plus un atout. Face à un imprévu, une situation inédite, l’agilité nous met en contact avec toutes nos ressources intellectuelles et sociales. Nous sommes capables de penser clairement, de trouver l’aide extérieure dont nous avons besoin pour résoudre les problèmes complexes. L’agilité est un état d’esprit qui se développe. Au lieu de subir une situation qui pourrait paraître déplaisante, les personnes agiles embrassent la situation et se posent la question en ces termes : « à partir de là, quel est le nouvel objectif et comment l’atteindre ? »

La capacité à apprendre

Il s’agit bien sûr d’être capable d’acquérir rapidement de nouvelles compétences utiles à l’exercice d’un nouveau métier, ou de maîtriser et d’exploiter tout le potentiel d’outils qui ne cessent d’évoluer. Mais aussi de remettre en question d’anciennes façons de faire qui ne sont plus opérantes dans un nouveau contexte. Cela suppose de développer une culture de l’autoformation. Savoir où chercher les informations pour se former, choisir le bon format, connaître ses stratégies d’apprentissage personnelles. Oser sortir de sa zone de confort, procéder par essais – erreurs, partager avec ses pairs les meilleures pratiques, demander et accueillir les feedback.

La créativité

Nous sommes tous créatifs ! La créativité se développe et s’entretient. Elle est source d’agilité et de joie. Sa démarche repose sur quelques principes méthodologiques, comme par exemple le fait de transformer un problème en défi créatif. Il existe de nombreux outils pour la stimuler, en mode individuel ou collectif. Elle se développe aussi grâce à des rituels personnels, par exemple les pages du matin.

L’esprit d’initiative

Dans certains environnements, développer son esprit d’initiative peut relever de la gageure. C’est le cas lorsque les contraintes procédurales sont fortes ou la hiérarchie très directive et n’accordant pas facilement le droit à l’erreur. Dans un tel contexte, l’esprit d’initiative consiste d’abord à cerner sa marge de manœuvre pour agir. Puis à faire des tests à petite échelle en embarquant quelques alliés. Enfin, à communiquer sur les succès pour gagner la confiance des décideurs. Dans un contexte plus permissif, il s’agit de savoir prendre des risques mesurés et assumés, savoir prendre des décisions et en mesurer les impacts – et avoir la lucidité de prendre une nouvelle décision en cas d’échec. Puis d’être capable de faire adhérer les autres, de mener les projets pour déployer une solution nouvelle.


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La capacité à collaborer dans un environnement évolutif et digital

La capacité à travailler ensemble

La tendance se dessine déjà. Travail en mode projet, en réseau, en équipes polymorphes et pluridisciplinaires. Plus que jamais, notre capacité à travailler ensemble et tirer le meilleur parti de la richesse du collectif est un facteur clé de succès. Pour que ces modes d’organisation fonctionnent, nous devons à titre individuel être capables de prendre des engagements et de les tenir. Quitte à négocier notre contribution au départ. L’excellence relationnelle est un atout pour produire ensemble de façon efficace, mais aussi pour surmonter ensemble les difficultés. Savoir donner un feedback recevable, définir ensemble des méthodes de travail efficaces sont des compétences précieuses. Faire preuve d’ouverture à soi et à l’autre permet de consolider la relation dans un climat de confiance mutuelle.

Travailler à distance

Equipes dispersées, télétravail, empreinte écologique. Travailler ensemble implique de plus en plus souvent de travailler à distance. La technologie offre maintenant une palette impressionnante d’outils qui permettent de se réunir à distance et de travailler en mode collaboratif de manière remarquablement efficace. Encore faut-il les connaître et les maîtriser pour en exploiter tout le potentiel tout en sécurisant les données.

La maîtrise de la communication digitale

Le plus difficile désormais n’est plus d’accéder à l’information. Elle est partout. Elle est surtout pléthorique. Notre valeur ajoutée consiste à savoir faire un tri intelligent et redistribuer de manière ciblée une information digérée et commentée. La forme est également cruciale. La maîtrise des outils digitaux peut rendre attractif un contenu ardu.


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L’organisation efficace du travail

La gestion des priorités

Ce n’est pas nouveau. Mais dans notre monde de sur-sollicitations, aussi bien humaines que techniques, la gestion des priorités est devenue vitale. Vitale pour notre performance professionnelle, vitale pour notre équilibre personnel. En effet, nous ne pourrons plus tout faire. Autant nous débarrasser une bonne fois pour toute de cette illusion. Nous devons faire des choix. Des choix de missions, de projets mais aussi des choix quotidiens. Et apprendre à renoncer.

La capacité à se concentrer

La multiplication des modes de communication et autres objets connectés nous a habitués au zapping permanent. Ce qui est d’une part épuisant pour notre cerveau et peu efficace pour traiter les sujets de fond. Or, notre créativité et notre productivité ont besoin de moments de concentration élevée ! Bonne nouvelle, il est possible, avec quelques outils et bonnes pratiques, de produire un résultat à forte valeur ajoutée sans effort, et même en prenant beaucoup de plaisir. En sachant définir un objectif concret, en planifiant astucieusement ses séquences de concentration. Et en développant ses capacités de concentration au quotidien, de la même manière que l’on travaille ses abdominaux.

L’automatisation

Le but est de consacrer le moins de temps possible aux tâches répétitives pour concentrer notre énergie sur les activités à forte valeur ajoutée. La maîtrise des outils bureautiques ou digitaux est à ce titre une formidable source d’efficacité. S’agit-il encore d’une compétence « soft »? Peut-être pas. Sauf qu’elle fait appel à d’autres compétences dans le champ des soft skills : la capacité à identifier un potentiel d’efficacité, à dégager du temps pour mettre en place un système d’automatisation, à s’entourer des personnes idoines pour nous aider le cas échéant.

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