3 tactiques pour équilibrer vie professionnelle / vie privée

Par le 8 septembre 2015

A la recherche d’une vie harmonieuse et épanouissante, nous faisons parfois figure d’équilibristes. Gourmands et passionnés, investis dans notre travail et dans d’autres activités privées, tiraillés entre des désirs qui nous semblent parfois peu compatibles, nous risquons de basculer d’un côté ou de l’autre – et d’abandonner une partie de nous-mêmes. Si la méthode des sphères de vie a pu nous éclairer sur la forme d’équilibre auquel nous aspirons, il n’est pas toujours facile de nous organiser au quotidien pour y parvenir. Voici trois tactiques pour parvenir à concilier, jour après jour, notre vie professionnelle et nos aspirations personnelles.

 3 tactiques pour équilibrer vie professionnelle / vie privéeAffiche du spectacle « Tempus fugit? »
Cirque Plume – La Villette – Septembre à décembre 2014.

 

1. La tactique des limites

Lorsque le travail prend une place si démesurée qu’il finit par envahir nos soirées, nos week-ends ou le début de nos vacances, il est sain de poser des limites claires. Parce que nous sommes beaucoup plus efficaces lorsque nous prenons soin de notre énergie, tout simplement.

Voici deux bonnes raisons de cesser de nous acharner sur un dossier en soirée. Depuis le moment où nous ouvrons les yeux le matin, notre cerveau fabrique des toxines pour fonctionner, qu’il stocke tant que nous sommes éveillés. Lorsqu’arrive le soir, il se trouve dans une espèce de brouillard de toxines qui l’empêche d’y voir clair. C’est pourquoi il nous faudra beaucoup plus de temps pour résoudre un problème ou avancer sur un dossier de fond le soir que le matin. La nuit, non seulement notre sommeil permet à notre cerveau d’évacuer les toxines, mais en plus, notre état d’inconscience lui permet de faire des associations d’idées qu’il ne fait pas lorsque nous sommes éveillés. Profitons sereinement d’une soirée de déconnexion et d’un repos bien mérité. Faisons confiance à notre cerveau pour résoudre le problème dans la nuit, et organisons notre matinée du lendemain pour finir notre dossier. Concrètement, comment arrêter d’en faire trop le soir ? En écoutant notre corps, il sait nous dire quand il est fatigué. Et si nous avons perdu l’habitude de l’entendre, il nous reste la technique de l’alarme réglée à heure fixe.

Si notre charge de travail est telle que nous emportons du travail à faire le week-end – et si cette surcharge n’est pas d’ordre chronique – là encore nous pouvons mettre des limites. Plutôt que d’emporter tout un dossier, fixons-nous un objectif précis atteignable en 2 ou 3 heures, pour éviter d’étirer notre travail pendant toute la durée d’un temps normalement dévolu à notre repos. Une autre limite très efficace est de n’emporter que des tâches qui nous plaisent. Il vaut mieux nous organiser pour terminer les tâches ingrates avant la fin de la semaine. S’il ne nous plait pas, nous risquons de reporter d’heure en heure ce travail qui empiète sur notre vie privée. Nous passerons alors un mauvais week-end à penser à cet engagement que nous avons pris envers nous-mêmes, et peut-être finirons-nous pas abandonner l’idée de nous y mettre. Nous n’aurons pas avancé, mais ne nous serons pas reposés pour autant. Les scrupules fatiguent. Notre limite du week-end peut donc se résumer ainsi : « Un objectif plaisant qui sera terminé le samedi midi ! ».

En ce qui concerne les vacances, c’est sur l’organisation de toute la semaine précédente qu’il convient d’agir.

2. La tactique du mille-feuille

Si le mille-feuille est si savoureux, c’est parce qu’il alterne des couches de pâte feuilletée et de crème pâtissière. Il serait moins bon si toute la pâte était condensée dessous et toute la crème empilée au-dessus ! Par analogie, la tactique du mille-feuille permet de concilier nos contraintes personnelles et professionnelles tout en tirant parti de notre rythme chronobiologique pour être les plus efficaces possibles et passer des journées bien remplies et savoureuses. Le nombre de feuilles dépendra de l’environnement culturel de notre entreprise, des contraintes horaires liées à notre métier et du niveau d’autonomie dont nous bénéficions pour accomplir notre mission, ainsi que de notre rythme personnel – selon que nous sommes plutôt « du soir » ou « du matin ».

Voici quelques exemples extraits de la vie réelle, mis en œuvre par des personnes qui les pratiquent avec succès depuis plusieurs années.

Au lieu de courir pour mettre en route tout la petite famille afin d’arriver « à l’heure » au bureau, déjà stressés par ce sprint matinal, nous pouvons nous lever bien plus tôt que d’habitude (1h à 1h30) pour travailler sur nos dossiers de fond, au calme et bien reposés, nos neurones à leur maximum d’efficacité. Puis profiter pleinement et tranquillement de nos proches avant de poursuivre notre matinée de travail d’autant plus sereinement que nous avons déjà bien avancé sur un dossier essentiel et consacré du temps à ceux qui nous sont chers.

L’exploitation de la pause du midi est plus largement répandue : sport une ou deux fois par semaine, courses alimentaires qui ne seront plus à faire le soir ou le week-end, séance bien-être, sieste, occasionnellement cinéma ou plus régulièrement lecture, et pour ceux qui habitent non loin de leur lieu de travail, rangement de la maison. Toutes ces activités privées permettent une déconnexion plus franche du travail à un moment de la journée où notre cerveau réclame de toute façon une pause. Notre efficacité n’en sera que plus grande l’après-midi, ou nos soirées plus ressourçantes.

Moins répandu, le mille-feuille du soir permet de concilier une vie de famille riche et des responsabilités professionnelles. Tout le début de la soirée est consacré à la vie privée et le travail reprend après le dîner, pour un temps relativement court et portant sur des tâches à faible charge mentale. Par exemple, répondre aux mails de la journée, donner des informations ou des feedbacks pour que l’équipe puisse avancer le lendemain. Cette situation est bien vécue par l’entourage professionnel si le « contrat » est clair. Les équipes s’organisent très bien en tenant compte d’une « indisponibilité » à partir de 17h ou 18h en sachant qu’elles auront une réponse à leurs questions dans la soirée.

3. La tactique de la fusion

La tactique de la fusion s’inspire de la citation du sage Confucius : « Choisis un travail que tu aimes, et tu n’auras pas à travailler un seul jour de ta vie ». Un métier qui nous épanouit nous apporte de facto un équilibre de vie. Il nous enrichit à titre personnel, ce qui a des répercussions positives sur notre humeur, nos relations, notre entourage personnel.

Pour atteindre ce graal, écoutons nos envies, interrogeons-nous sur nos valeurs et sur ce qui nous fait vibrer dans notre vie. Acceptons les projets qui nous enthousiasment – même si au départ ils ont du mal à entrer dans l’agenda, ou menons une réflexion de fond sur notre avenir professionnel des dix prochaines années. Peu importe le chemin, du moment que nous parvenions à occuper le plus clair de notre temps à accomplir une mission qui nous passionne ! Et si en plus nous travaillons avec des personnes que nous apprécions au-delà de la leurs qualités professionnelles, nous aurons fusionné 3 sphères de vie : professionnelle, personnelle et sociale.

Cependant, gare à l’addiction. Notre esprit a besoin de s’aérer. Si nous avons du mal à décrocher de notre si passionnant métier, il est peut-être temps de redonner quelques limites claires à notre emploi du temps.

 

Pour plus d’astuces, retrouvez la boîte à outils de la gestion du temps

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Haas Il y a 3 années

Sympa le matin de lire tes petits mots.
Merci Pascale

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