Voir la surcharge de travail comme une opportunité

Par le 25 novembre 2014

Lorsque nous sommes surchargés, nous souhaitons avant tout diminuer la quantité de travail à faire. Le problème, c’est que tant qu’aucune solution n’est mise en place avec des résultats perceptibles, nous ressentons une tension qui consume notre énergie déjà fort sollicitée. Et si nous considérions la surcharge de travail comme une opportunité ?

 

La situation ne changerait pas, mais notre façon de la vivre serait radicalement différente. Comme le dit la sagesse bouddhiste, « ce n’est pas parce que les choses arrivent que nous ressentons de la tension, c’est parce que nous les refusons ».

Voir la surcharge de travail comme une opportunité

1. L’opportunité d’être un champion de la gestion du temps

Lorsque la pression liée à la surcharge de travail est trop importante, nous pourrions être tentés de fuir. En finir avec les objectifs trop élevés, le manque de ressources, les absences à compenser, la boîte mail engorgée et les demandes incessantes. En finir avec les soirées et les week-ends sacrifiés sur l’autel de la conscience professionnelle.

Oui, mais les comportements que nous avons mis en place avec nos collègues et notre hiérarchie, notre exigence de perfectionnisme, notre difficulté à dire non nous appartiennent, nous les emporterons avec nous où que nous allions. Pire même, ils se trouveront renforcés par notre volonté de nous intégrer à un nouveau milieu et de faire nos preuves. Pour trouver notre place dans notre nouvel environnement, nous serons tentés de mettre les bouchées doubles…au risque de recréer les conditions d’une surcharge de travail.

A moins que nous ne décidions de profiter de la surcharge actuelle pour nous entraîner à utiliser les outils de la gestion du temps. La situation est en effet idéale pour mesurer dans un délai très court l’impact de nos actes, relever les points de vigilance, ajuster nos pratiques, ancrer de nouveaux réflexes. Lorsque nous déciderons de changer de poste, non plus pour fuir mais pour accomplir une mission qui nous fait vibrer, ce sont des bonnes pratiques que nous emporterons avec nous. Elles nous aideront à réussir nos nouveaux défis en respectant l’équilibre de notre vie personnelle.

2. L’opportunité d’aligner nos priorités avec nos aspirations

Toute période de surcharge oblige à faire des choix. Que nous le voulions ou non. Consciemment ou inconsciemment. Chaque jour apporte son lot de tâches inachevées, reportées au lendemain, accumulées en fin de semaine. Nous ne pouvons pas tout faire. En acceptant d’emblée cette implacable réalité, en cessant de nous bercer de l’illusion que nous pourrons un jour rattraper notre faramineux retard, nous retrouvons la maîtrise de nos choix.

Nous pouvons, bien sûr, regarder notre trop longue ToDo List et couper ce qui dépasse d’un emploi du temps raisonnable. Nous allègerons la pression qui résulte de la sensation de n’avoir jamais fini le travail que nous avions prévu de faire ou d’être perpétuellement en retard. C’est déjà ça. Mais puisque nous devons faire un tri, autant en profiter pour réaménager les contours de notre mission.

Le principe consiste à partir de la finalité de notre fonction et à nous poser des questions sur ce que nous voulons accomplir à titre personnel. Quel sens donnons-nous à notre mission ? Quelle valeur ajoutée souhaitons-nous apporter à nos clients, à nos collègues, à notre organisation ? Qu’est-ce qui fait notre spécificité, qu’est-ce qui nous rend unique ? Qu’est-ce qui nous motive ? De quelle manière avons-nous envie d’incarner – à notre façon – notre métier ? Lorsque nous aurons répondu à ces questions, nos priorités nous apparaîtront clairement. Nous serons plus à l’aise pour opérer des choix drastiques et renoncer de manière définitive à des activités sans grande valeur ajoutée ou qui ne correspondent plus à nos aspirations. Nous serons plus sûrs de nous et nous aurons des arguments pour négocier une révision de nos priorités et un réaménagement de nos objectifs avec notre hiérarchie.

En ce sens, un bon moyen d’évoluer est d’accepter la surcharge de travail en disant « oui » aux missions qui nous motivent. Même si nous savons que l’agenda sera très serré au départ !

3. L’opportunité de trouver notre voie

La surcharge d’activité est une réalité objective qui se mesure en nombre d’heures passées à travailler. C’est aussi une donnée purement subjective liée à l’intérêt que nous portons à notre travail. Inspirons-nous encore de la sagesse asiatique avec cette citation de Confucius : « Choisis un travail que tu aimes, et tu n’auras pas à travailler un seul jour de ta vie ». Si nous ressentons durement la surcharge de travail, peut-être est-ce aussi parce que notre métier ne nous comble plus. C’est en tout cas une hypothèse à vérifier.

Une sensation de surcharge chronique est peut-être le signe qu’il est temps de nous poser et de réfléchir à ce que nous voulons faire des prochaines années de notre vie professionnelle. L’enjeu est fort : vivre notre temps en harmonie avec nous-mêmes.

Pour plus d’astuces, retrouvez la boîte à outils de la gestion du temps

Belorgey v5.indd

 

Autre dossier sur le même thème

Laisser un commentaire

Avatar

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

martin

martin Il y a 6 années

Que de vérité ! On sent le poids du vécu de l’auteur…

Répondre
    Bélorgey

    Bélorgey Il y a 6 années

    @Pia Martin : très juste ! En gérant mes priorités grâce aux outils de la gestion du temps, j’ai pu dire massivement « oui » aux missions qui m’inspiraient. Je peux en témoigner aujourd’hui : la surcharge de travail est une perception très subjective 😉

Abonnez-vous au blog

Afin de vous abonner et pour des raisons de sécurité, votre navigateur doit accepter les cookies et le JavaScript.