Eloge de la fuite… et autres réactions animales

Par le 12 février 2014

Vous voyez votre manager arriver furieux à l’autre bout du couloir.

  1. Vous prétextez être mal garé et vous filez
  2. Vous l’attendez de pied ferme et explosez sur sa constante mauvaise humeur depuis quelque temps
  3. Vous vous ratatinez et plongez dans votre tableau Excel en espérant qu’il ne vous voie pas.

Afin de mieux comprendre vos réactions possibles face à ce genre de situation, voyons les différentes parties de votre cerveau qui réagissent.

crocodile

Les réactions de défense sont immédiates

A la vitesse de l’éclair, à la vue du danger, une émotion a parcouru votre cerveau et votre corps et vous a fait réagir, automatiquement, sans réfléchir. La peur vous a fait fuir, la colère combattre ou la tristesse vous replier. Vous avez eu ce qu’on appelle une « réaction de défense ».

Notre cerveau reptilien : le « crocodile », sauve notre peau

Notre cerveau reptilien est notre cerveau le plus ancien, inchangé depuis l’homme de Cro-Magnon (la vue d’un manager furieux produit le même effet sur ce cerveau que l’arrivée inopinée d’un diplodocus).

Sa fonction biologique est de nous alerter s’il y a danger, de nous mettre en sécurité et d’assurer notre survie. Vite. La fuite nous met à l’abri du danger, le combat reconstitue notre énergie, et le repli préserve le peu d’énergie qui nous reste. Nous restons vivants !

C’est un système un peu basique, mais efficace, à court terme en tout cas. Nous pouvons regretter ou nous reprocher ces réactions qui ne sont sans doute pas très adaptées à long terme et peuvent faire des dégâts, sur nous et sur les autres.

Les autres cerveaux : le cerveau limbique et le cortex

Il va falloir trouver une réponse plus adaptée au contexte et moins coûteuse en stress. Nous ne sommes plus des hommes de Cro-Magnon.

Nous avons maintenant deux autres cerveaux : le cerveau « limbique » des mammifères, capable d’empathie et d’apprentissage,  et le « cortex » de l’homo sapiens doué de conscience et de langage.

Néanmoins la compréhension et l’accueil de ce fidèle « crocodile » qui nous veut du bien nous permettent de mieux vivre ces réactions désagréables. Nous pouvons alors mieux comprendre aussi celles des autres.

Rendons hommage à cet efficace système de protection !

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