Prendre la parole avec plaisir, c’est possible ! (1/3)

    Par le 18 janvier 2012

    « Quel cauchemar! C’est encore moi qui dois prendre la parole, lors de la prochaine convention! »

    Et oui! Parler en public n’est pas simple pour tout un chacun. L’idée d’être debout face à un auditoire, est très anxiogène pour celui qui n’est pas habitué à cet exercice. Pourtant des outils existent, car parler en public cela s’apprend et se travaille, et à force d’entrainement, captiver son auditoire devient un réel plaisir… A condition de bien se préparer !

    Comment améliorer sa prise de parole ?

    D’abord, plaçons- nous dans le contexte d’une prise de parole préparée, et non pas spontanée.

    Je me prépare avec efficacité sur le fond et … sur la forme :

    PublicContexte ObjectifLe sujet
    Qui est-il ?Collègues, clients, direction, délégués du personnels…L’environnement ?Hostile, acquis, avec ou sans enjeux… Quel est mon objectif ?Faire vendre, transmettre une information, faire agir…Complexe, stratégique, technique…

     Je prépare mon intervention orale d’abord sur le fond :

    Pour cela, je cherche à savoir : Qui est mon public ?

    Collègues ? Clients ?… Cela me permettra de calibrer les enjeux (Pour moi ? pour l’entreprise ?) : Si ceux-ci sont mineurs ou majeurs, le degré d’implication ne sera pas le même ; Une réunion avec les collègues du même service va me demander de préparer certes, mais avec moins d’investissement qu’avec des clients où les enjeux sont importants.

    Puis je m’interroge : Quel est le niveau de connaissance de mon public par rapport au sujet traité ? Cela me permet de soigner mon langage afin d’être clair et compris par chacun. Mais en compagnie de mes pairs, je peux me laisser aller à utiliser un langage « technique ».

    Ensuite je prends « le pouls » du contexte de mon intervention.

    Suis-je en terrain « ami » ou « hostile » ? S’informer permet d’anticiper au mieux d’éventuelles « attaques »…

     Exemple de public « ami » : Je dois faire un discours pour le départ à la retraite de mon collègue Pierre. Nous serons avec l’équipe autour d’un buffet. L’ambiance sera conviviale. Si par hasard je me trompe sur une date en relatant la carrière de Pierre, ce n’est pas grave…

    A contrario, je viens annoncer à l’ensemble des collaborateurs que nous venons d’être racheté par notre concurrent principal… Là, l’ambiance va être tendue : Certains vont se demander s’ils seront encore en place demain, d’autres vont y voir une opportunité… La préparation de cette intervention va être très soignée quant au choix des mots !

    Enfin je me pose la question « clé » : Je vais parler de tel sujet, mais quel est mon objectif ? En effet, mon objectif en traitant d’un même sujet peut être de différente nature :

    « A la fin de mon intervention, qu’est-ce que je veux que mon public retienne, sache, fasse… ? »

    Exemple : Mon sujet est : La mise en place d’un intranet 2.0

    Je suis le chef de projet, et la direction me demande de communiquer en interne aux collaborateurs.

    Mon objectif peut être :

    1) A la fin de mon intervention, vous aurez une meilleure connaissance de l’évolution des intranets grâce au Web 2.0 (culture, connaissance).

    2) Vous saurez comment le faire vivre et créer votre communauté (faire agir, rendre acteur)

    3) Vous y trouverez les informations essentielles qui vous concernent : Plan de formation, mobilité interne, actualité… (informations pratiques)

    Pour le même sujet, l’objectif est différent, et je dois choisir. Tout au long de ma préparation, je ne perds pas de vue mon objectif, car je ne parle pas pour ne rien dire… Sinon, je risque de tomber dans la caricature ! (Cf. Le sketch de Raymond Devos : « Parler pour ne rien dire »)

    http://www.youtube.com/watch?v=NuzWnsR6eGk

    Lorsque mon objectif est bien formalisé avec un verbe d’action, que mon public est bien identifié, que ma légitimité pour parler de ce sujet est reconnue, je commence à rédiger mon intervention et à l’illustrer si besoin, sans perdre de vue une seconde mon but à atteindre !

    Maintenant je peux me préparer sur la forme : A suivre…

     

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